Dubaï

« Toute personne censée ne peut souhaiter la disparition de la vie » l’odyssée des illusions de Jean Lemir.

C’est ce que nous avons entendu dans le genialissime podcast « faites du bruit » d’ici Radio Canada.

Écouteurs sur les oreilles, en quittant Dubaï et sa démesure, nous nous sommes dit qu’il n’y avait définitivement pas de coïncidence.

Dubaï est donc la ville des superlatifs. Ses gigantesques buildings, son impressionnant centre commercial, sa marina...sa provocation n’a d’égal que son irrespect, le tout dominé par sa plus grande tour, la Burj Khalifa comme un doigt d’honneur au reste du monde.

Ce podcast sur l’écologie résonnait si fort en nous qu’il nous apparaissait essentiel d’écrire à ce propos.

Trier nos déchets, manger local, végétarien ou réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Alors que chaque jour, nous faisons de petits pas si essentiels pour porter, élever vers un air plus respirable cette terre qui suffoque, parfois, comme lors de ces trois jours passés à Dubaï, nous nous retrouvons paralysés, sous le choc de la tâche qu’il reste encore à accomplir.

La solution facile serait donc d’abandonner. Finalement, ce mégot jeté par terre, cette bouteille en plastique oubliée lors d’un pique-nique, ce fast food ou ce plat cuisiné choisi par flemme ou manque de temps, ces petits gestes ne sont rien face aux usines, aux entreprises milliardaires qui gouvernent notre monde. Nous nous sentons si petits, presque ridicules face à ses immeubles de 140 étages. Nous nous sentons inutiles, presque misérables face à l’immensité de notre planète.

Ça, c’est lorsque nous avons une vision pessimiste ou négative de ce qui nous entoure. Et si nous changions notre point de vue ? Si nous mettions l’accent sur ce qui fonctionne, ce que nous avons déjà la chance d’avoir accompli ? 

Dubaï, nous pourrions donc te remercier ! Merci d’avoir de nouveau sonné l’alerte dans nos esprits, de nous rappeler que chaque jour est un combat que nous sommes prêts à mener. Merci de nous motiver, nous donner envie de ne rien lâcher, nous permettre de nous insurger.

Nous avons le pouvoir car nous ne sommes pas seuls. Cette émission québécoise en est la preuve. Continuons, peu importe où nous sommes et ce que nous faisons de nos quotidiens, continuons à faire ces petits pas qui en valent mille, à faire de l’écologie notre priorité, à éduquer nos enfants dans ce sens et permettre que la vie, sous toutes ces formes, puisse perdurer.